La “dopamine des likes” sur les réseaux sociaux

Dès le réveil, votre premier réflexe est d’attraper votre smartphone et ça vous met de bonne humeur ? Vous ne pouvez pas vous empêcher de jeter un dernier coup d’œil à votre page Facebook avant de vous endormir ? Comme beaucoup d’utilisateurs actifs, vous êtes en quelque sorte accro aux médias sociaux, incapable de passer une journée loin de votre application mobile. Mais alors, pourquoi accordons-nous autant d’importance aux nombres de likes et aux commentaires sur nos publications ? Comment expliquer cette dépendance aux likes sur internet ? La réponse se trouve tout simplement dans notre cerveau qui fonctionne avec le circuit de la récompense. Ainsi, les réseaux sociaux se sont basés sur les mêmes types de circuits afin de stimuler nos neurones et nous en rendre accros !

La dépendance aux likes sur internet : une question de dopamine

Qu’est-ce que la dopamine ?

Selon Sean Parker, premier Président de Facebook, le réseau social a été inventé en utilisant la “vulnérabilité de la psychologie humaine” : la dopamine. En effet, nous sécrétons tous cette hormone lorsque nous consultons les réseaux sociaux. Cette molécule du plaisir est un neurotransmetteur responsable de la motivation et de l’addiction. Il ne faut pas la confondre avec l’hormone du bonheur, qui serait plutôt la sérotonine. C’est pour cette raison que l’on parle de shoot de dopamine : son effet est immédiat et intense, mais aussi éphémère

Les likes, synonymes de récompense 

La dopamine fait appel à un mécanisme appelé le circuit de la récompense du cerveau. À chaque fois que nous recevons des nouveaux commentaires, positifs ou négatifs, cela déclenche des sécrétions de dopamine. Cette sensation, qui excite le cerveau, est très agréable. Le psychologue B.F. Skinner a démontré que l’addiction la plus forte venait de récompenses distribuées de façon aléatoire et non prévisible. Ainsi, nous vérifions nos smartphones de façon incontrôlable plus de 150 fois par jour… au cas où.

La dopamine, un besoin démultiplié dans les moments difficiles 

La crise du coronavirus et les confinements successifs ont créé de l’incertitude et cela joue sur notre humeur. Il est pour certain devenu compliqué de tenir dans ces conditions. D’une façon générale, la solitude et les états anxieux provoquent un besoin compulsif d’entretenir des relations via les réseaux sociaux. Par notre instinct de socialisation tout d’abord, puis parce que nous sommes conscients du plaisir que les réseaux sociaux vont nous procurer. En cas de déprime, rien de tel qu’une petite dose de plaisir virtuel ! 

Les likes sur facebook (source pixabay)

La dopamine entraîne une addiction aux commentaires sur internet

Le besoin de reconnaissance

Les utilisateurs de Facebook, Instagram et autres réseaux sociaux sont sensibles aux regards et à la validation des autres. Lorsqu’on poste un nouveau contenu, notre première réaction est de savoir s’il va intéresser notre cercle de contacts. Téléphone à la main, nous scrutons les réactions arrivées sur notre fil d’actualité. Comme un cadeau, cela nous procure une réelle sensation de plaisir. Les identifications, les commentaires, les likes ou autres invitations nous donnent l’impression d’être entouré d’amour.  

Une addiction comparable à la drogue

Ofir Turel, professeur à l’université de Fullerton en Californie, a étudié le cerveau d’étudiants dont certains étaient accros à Facebook. Il a mis en avant les différences et les similitudes du cerveau des personnes accros à ce réseau social et à la cocaïne. Dans les deux cas, les zones motivationnelles du cerveau s’activent énormément. Cependant, seuls les drogués souffrent de perturbations dans les zones liées à l’inhibition, au manque de substance chimique. Des scientifiques de l’université du Michigan ont réalisé une autre étude avec 71 volontaires. Ils se sont rendu compte que le mécanisme de prise de décision des personnes ultra connectées à Facebook est altéré de la même façon que chez un consommateur de cocaïne.   

Une cyber identité qui procure de l’assurance

Toujours dans cet engrenage de la recherche du plaisir, les millions de membres se créent une version idéalisée de leur identité sur internet, plus belle et plus lisse que dans la réalité. L’objectif est de  recueillir encore plus de likes et de commentaires élogieux afin d’obtenir son shoot de dopamine. Et même si nous ne sommes pas vraiment conscients de fonctionner ainsi, il suffit de faire attention aux filtres utilisés sur la plupart des photos pour s’en rendre compte ! Les images naturelles et non retouchées font désormais des exceptions.  

Selfie (source Pixabay)

Les réseaux sociaux utilisent cette dépendance pour nous “influencer”   

Notre besoin d’amitié

Les nouvelles technologies de communication augmentent le nombre de nos relations sociales. Nous avons tous besoin d’être entouré et d’avoir des amis, le risque étant là de se laisser aller à une course aux nombre de contacts, synonyme de popularité. Bien que les réseaux sociaux aident les gens à nouer des relations, et cela même avec des personnes éloignées géographiquement, le temps passé devant l’écran augmente et notre dépendance aux likes sur internet aussi.

Un cercle vicieux 

Cette course aux nombres d’amis et de likes poussent les jeunes générations (Génération Z) notamment à élargir de façon inconsidérée leur cercle de contacts. À l’arrivée, la quantité d’informations augmente rapidement. Le flux d’alertes de statut, d’images et d’événements à venir devient incontrôlable. Sans compter que les réseaux sociaux mettent en place des dispositifs technologiques pour nous pousser à rester sur l’écran, comme le défilement sans fin. L’internaute peut passer des heures à scroller sans que la liste d’informations n’arrive jamais à son terme.    

La Fomo

Ce terme anglais signifie littéralement “la peur de rater quelque chose “. Selon l’agence de publicité JWT, environ 40 % des jeunes sont inquiets à l’idée qu’un événement sympa ait lieu sans eux. La proportion baisse à 11 % pour les plus de 50 ans. Les psychologues expliquent cette différence par l’emprise des réseaux sociaux sur les jeunes, liée à cette peur de ne pas être dans le coup. Celle-ci bouleverse notre fonctionnement psychologique jusqu’à nous rendre addict, sans cesse à la recherche d’un compliment et de la dernière information mise en ligne. À l’affût d’une petite dose de dopamine pour la route.       

Conclusion

Être présent sur les réseaux sociaux nous procure du plaisir, certes de courte durée. Cependant, il est important de ne pas tomber dans l’excès. Pour en savoir plus sur notre dépendance aux likes sur internet, nous vous conseillons “Dopamine”, une web série documentaire réalisée par Arte. Elle décrypte les réseaux sociaux et dévoile comment ils sont devenus des produits d’accoutumance. 

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